THIERRY CAZALS

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BUSTER KEATON 
(1895-1966)


Dans son autobiographie, La Mécanique du rire, Buster Keaton définit ainsi l’art du burlesque :
« La surprise en est l’élément principal, l’insolite notre but, et l’originalité notre idéal. »
Une définition que je fais mienne, que ce soit pour le conte, la poésie ou le haïku !
BUSTER KEATON
(1895-1966)


Dans son autobiographie, La Mécanique du rire, Buster Keaton définit ainsi l’art du burlesque :
« La surprise en est l’élément principal, l’insolite notre but, et l’originalité notre idéal. »
Une définition que je fais mienne, que ce soit pour le conte, la poésie ou le haïku !
PHILIP K. DICK
(1928-1982)


J'ai écrit plus de trente romans et plus d'une centaine de nouvelles, et je n'ai toujours pas compris ce qu'était le réel. Un jour, une étudiante canadienne à l'université m'a demandé de définir la réalité pour un mémoire de philo qu'elle devait écrire. Elle voulait une réponse en une phrase. J'ai réfléchi à la question et j'ai répondu: « La réalité c'est ce qui, quand on cesse d'y croire, ne s'en va pas. » Je ne pouvais pas en dire plus. C'était en 1972, et depuis, je n'ai rien trouvé de plus lucide pour définir la réalité.
PHILIP K. DICK
(1928-1982)


J'ai écrit plus de trente romans et plus d'une centaine de nouvelles, et je n'ai toujours pas compris ce qu'était le réel. Un jour, une étudiante canadienne à l'université m'a demandé de définir la réalité pour un mémoire de philo qu'elle devait écrire. Elle voulait une réponse en une phrase. J'ai réfléchi à la question et j'ai répondu: « La réalité c'est ce qui, quand on cesse d'y croire, ne s'en va pas. » Je ne pouvais pas en dire plus. C'était en 1972, et depuis, je n'ai rien trouvé de plus lucide pour définir la réalité.
JEAN-CLAUDE MAROL
(1947-2001)

Invité dans une école, je ne viens pas en pédagogue. Je viens à un rendez-vous. La vie m’a conduit là. Ce pourrait être avec un paysage, c’est avec des jeunes : parfois des petits, parfois des grands. Dans un rendez-vous, il y a « se rendre », une forme d’abandon à la situation, une attente et une acceptation de l’imprévu : quelque chose qui a — si l’on veut dire les choses ainsi — un parfum « d’égal à égal ». En latin, aequus, l’ancêtre de notre « égal », signifie « uni ». Le sens de l’égalité dont je parle est une façon d’être unis. Face aux montagnes, à l’océan, on ne peut se sentir supérieur, on se « rend ».
Alors, peut-être, un accord se trouve, nous sommes acceptés. Nous faisons un avec le paysage.
(Jean-Claude Marol, La vie réenfantée)
JEAN-CLAUDE MAROL
(1947-2001)

Invité dans une école, je ne viens pas en pédagogue. Je viens à un rendez-vous. La vie m’a conduit là. Ce pourrait être avec un paysage, c’est avec des jeunes : parfois des petits, parfois des grands. Dans un rendez-vous, il y a « se rendre », une forme d’abandon à la situation, une attente et une acceptation de l’imprévu : quelque chose qui a — si l’on veut dire les choses ainsi — un parfum « d’égal à égal ». En latin, aequus, l’ancêtre de notre « égal », signifie « uni ». Le sens de l’égalité dont je parle est une façon d’être unis. Face aux montagnes, à l’océan, on ne peut se sentir supérieur, on se « rend ».
Alors, peut-être, un accord se trouve, nous sommes acceptés. Nous faisons un avec le paysage.
(Jean-Claude Marol, La vie réenfantée)
NIJI FUYUNO
(1943-2002)


L’eau du fossé
Court après
Le ciel embrasé d’automne


Ne les cassant pas
Je mets des lucioles
Sur la manche, la poitrine, les cheveux


Mer agitée
L’espace dans le cercle de la corde à sauter
Est entièrement vide

(Niji Fuyuno)
NIJI FUYUNO
(1943-2002)


L’eau du fossé
Court après
Le ciel embrasé d’automne


Ne les cassant pas
Je mets des lucioles
Sur la manche, la poitrine, les cheveux


Mer agitée
L’espace dans le cercle de la corde à sauter
Est entièrement vide

(Niji Fuyuno)
VINCENT DELFOSSE
(1981-2007)


Une clef tordue
Dans la poche
Tout va bien


Au trou
Dans ma chaussure se rajoute
L’eau de l'automne


Le chat noir est mort
Pas de neige non plus
Cette année

(Vincent Delfosse, La volière vide)
VINCENT DELFOSSE
(1981-2007)


Une clef tordue
Dans la poche
Tout va bien


Au trou
Dans ma chaussure se rajoute
L’eau de l'automne


Le chat noir est mort
Pas de neige non plus
Cette année

(Vincent Delfosse, La volière vide)
JULIETTE SCHWEISGUTH 
(1973 - 2011)


« Je crois que le corps est relié au cosmos, 
à l’étoile, à l’origine de la vie 
même s’il n’était pas là. 
J’ai la sensation que notre corps 
est comme un cosmos de poche, 
il contient une graine minuscule de tout. »    

(Juliette Schweisguth, dite Clochelune : Mom ombre épaisse et lente)
JULIETTE SCHWEISGUTH
(1973 - 2011)


« Je crois que le corps est relié au cosmos,
à l’étoile, à l’origine de la vie
même s’il n’était pas là.
J’ai la sensation que notre corps
est comme un cosmos de poche,
il contient une graine minuscule de tout. »

(Juliette Schweisguth, dite Clochelune : Mom ombre épaisse et lente)
JEAN GIRAUD 
(1938-2012)

Dans le désert, on évacue toute l'accumulation culturelle qui nous embarrasse, que ce soit en matière de narration, de démonstration... Partout ailleurs on ne peut pas faire un pas sans tomber sur une règle, sur un panneau, sur un feu rouge. 
Dans le désert, il ne reste plus que l'être culturel internalisé, le personnage qui déambule et qui pose les questions : qu'est-ce que le bien et le mal ? Qu’est-ce que je fais ? Qu'est-ce que la création ? 

(Jean Giraud, alias Mœbius)
JEAN GIRAUD
(1938-2012)

Dans le désert, on évacue toute l'accumulation culturelle qui nous embarrasse, que ce soit en matière de narration, de démonstration... Partout ailleurs on ne peut pas faire un pas sans tomber sur une règle, sur un panneau, sur un feu rouge.
Dans le désert, il ne reste plus que l'être culturel internalisé, le personnage qui déambule et qui pose les questions : qu'est-ce que le bien et le mal ? Qu’est-ce que je fais ? Qu'est-ce que la création ?

(Jean Giraud, alias Mœbius)
MICHEL JEURY 
(1934-2015)


Tous les mondes contiennent chacun de nous. 
Et chacun de nous contient tous les mondes. 

(Michel Jeury : May le monde)
MICHEL JEURY
(1934-2015)


Tous les mondes contiennent chacun de nous.
Et chacun de nous contient tous les mondes.

(Michel Jeury : May le monde)
JEAN-HUGUES MALINEAU
(1945-2017)


Dans un coin rire de ma vie
il y a mon enfance de toutes les couleurs
quand je me mets dans ce petit coin pour parler
je suis très ému
et je ne peux pas lire à voix haute ce que j’ai écrit.
C’est un petit coin qui m’aide beaucoup pour lutter
pour lutter afin que pour tous les enfants du monde
ce petit coin existe toujours.
C’est dans ce petit coin qu’on peut lire encore le monde
c’est de ce petit coin que s’inventent les mondes.

(Jean-Hugues Malineau : Des poèmes de toutes les couleurs)
JEAN-HUGUES MALINEAU
(1945-2017)


Dans un coin rire de ma vie
il y a mon enfance de toutes les couleurs
quand je me mets dans ce petit coin pour parler
je suis très ému
et je ne peux pas lire à voix haute ce que j’ai écrit.
C’est un petit coin qui m’aide beaucoup pour lutter
pour lutter afin que pour tous les enfants du monde
ce petit coin existe toujours.
C’est dans ce petit coin qu’on peut lire encore le monde
c’est de ce petit coin que s’inventent les mondes.

(Jean-Hugues Malineau : Des poèmes de toutes les couleurs)

Se souvenir, c’est partir, comme pour la première fois, à leur rencontre…

Avec la bougie qui se meurt

J'allume une autre bougie

Nous nous taisons tous les trois

(Le Rire des Lucioles)

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