THIERRY CAZALS

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DEMAIN LES RÊVES
prix 1,2,3 Albums

Ce matin-là, Agathe
ouvrit ses paupières avec résignation.
La crise, la crise, la crise :
tout le monde n’avait que ce mot à la bouche.
Une à une, les usines fermaient.
Les vitrines des magasins se fanaient.
Le cœur des gens s’endormait sous la poussière.
Même les arbres des squares
n’avaient plus la force de fabriquer
de nouvelles feuilles.
DEMAIN LES RÊVES
prix 1,2,3 Albums

Ce matin-là, Agathe
ouvrit ses paupières avec résignation.
La crise, la crise, la crise :
tout le monde n’avait que ce mot à la bouche.
Une à une, les usines fermaient.
Les vitrines des magasins se fanaient.
Le cœur des gens s’endormait sous la poussière.
Même les arbres des squares
n’avaient plus la force de fabriquer
de nouvelles feuilles.
LES HERBES M’APPELLENT


Je suis debout
Mettant mes gants
Faits de miroitement de l’air

Le cœur palpite
Jusqu’à ce que le ciel 
Soit plein d'hirondelles

Je ne sais rien de ce pays
Où les cerfs jettent
Des ombres denses
LES HERBES M’APPELLENT


Je suis debout
Mettant mes gants
Faits de miroitement de l’air

Le cœur palpite
Jusqu’à ce que le ciel
Soit plein d'hirondelles

Je ne sais rien de ce pays
Où les cerfs jettent
Des ombres denses
UN ÉLÉPHANT AU PARADIS
prix Joël Sadeler


J’escalade une goutte de pluie
puis celle d’à côté

puis une autre
et encore une autre

certains disent que je vole

alors que je tente
de tenir debout

dans le ruissellement du monde
UN ÉLÉPHANT AU PARADIS
prix Joël Sadeler


J’escalade une goutte de pluie
puis celle d’à côté

puis une autre
et encore une autre

certains disent que je vole

alors que je tente
de tenir debout

dans le ruissellement du monde
AU BORD DE LA FALAISE


les oies sauvages ont dévié leur vol
le ciel aussi
a ses raccourcis

au bord extrême de la falaise
la douce quiétude
du chou sauvage

contemplant 
les tracés des mouettes dans le ciel
je me suis reposé de moi
AU BORD DE LA FALAISE


les oies sauvages ont dévié leur vol
le ciel aussi
a ses raccourcis

au bord extrême de la falaise
la douce quiétude
du chou sauvage

contemplant
les tracés des mouettes dans le ciel
je me suis reposé de moi
LES MILLE VIES DE VALENTIN


Sur le soleil, les enfants vont-ils à l’école ?
Y a-t-il des usines ? Des supermarchés ?
Les mendiants meurent-ils de froid sur les trottoirs en hiver ?
Les papas et les mamans restent-ils toute leur vie ensemble ou se séparent-ils au premier accroc, au moindre couac ?
LES MILLE VIES DE VALENTIN


Sur le soleil, les enfants vont-ils à l’école ?
Y a-t-il des usines ? Des supermarchés ?
Les mendiants meurent-ils de froid sur les trottoirs en hiver ?
Les papas et les mamans restent-ils toute leur vie ensemble ou se séparent-ils au premier accroc, au moindre couac ?
LA VOLIÈRE VIDE


du bout des ailes, le papillon
tente de replier
le jardin

à mon ombre qui boit le thé
j’offre
tout le temps qu’elle désire

dans la maison
aux volets fermés
une volière vide
LA VOLIÈRE VIDE


du bout des ailes, le papillon
tente de replier
le jardin

à mon ombre qui boit le thé
j’offre
tout le temps qu’elle désire

dans la maison
aux volets fermés
une volière vide
MONSIEUR TRUC


Monsieur Truc ressentit
un léger picotement entre les deux sourcils,
mais il continua sa promenade
comme si de rien n’était.
Il avait à présent
deux grandes ailes déployées
de chaque côté de la tête.
« Après tout, ça me changera les idées »
soupira-t-il
en franchissant les grilles dorées du parc…
MONSIEUR TRUC


Monsieur Truc ressentit
un léger picotement entre les deux sourcils,
mais il continua sa promenade
comme si de rien n’était.
Il avait à présent
deux grandes ailes déployées
de chaque côté de la tête.
« Après tout, ça me changera les idées »
soupira-t-il
en franchissant les grilles dorées du parc…
OLGA ET LES MASQUES
prix Pilotis


Les habitants que je croise avancent au ralenti, à petits pas d’escargot. Ils ont tous le visage dissimulé derrière un large masque de pierre ou de fer.
— Ici, personne ne connaît personne. On marche. On se promène. Si tu savais comme c’est reposant. On finit par ne plus savoir qui l’on est soi-même.
— Mais… c’est horrible !
— Tu te trompes. Nos masques sont comme des couronnes. Ils font de nous des êtres purs et parfaits.
OLGA ET LES MASQUES
prix Pilotis


Les habitants que je croise avancent au ralenti, à petits pas d’escargot. Ils ont tous le visage dissimulé derrière un large masque de pierre ou de fer.
— Ici, personne ne connaît personne. On marche. On se promène. Si tu savais comme c’est reposant. On finit par ne plus savoir qui l’on est soi-même.
— Mais… c’est horrible !
— Tu te trompes. Nos masques sont comme des couronnes. Ils font de nous des êtres purs et parfaits.
MON AMI MERLIN


Quand j’allume la télé pour les infos du soir, que le présentateur à la voix grise parle de voitures qui brûlent, d’avions qui s’écrasent et de trains qui déraillent, Merlin se perche sur la pointe de mes cils et, sans la moindre raison, se met à hululer comme un hibou.
MON AMI MERLIN


Quand j’allume la télé pour les infos du soir, que le présentateur à la voix grise parle de voitures qui brûlent, d’avions qui s’écrasent et de trains qui déraillent, Merlin se perche sur la pointe de mes cils et, sans la moindre raison, se met à hululer comme un hibou.
LE VAL AVENTUREUX


Hier encore, fleurissaient lys et fleurs d’aubépine
La brise jouait avec les tresses des jouvencelles
Les oriflammes claquaient aux cimes des forteresses

Et puis, soudain, plus rien
Pur néant de toute conquête

Partir alors, longer la rivière tout au fond de l’enclave
S’enfoncer dans l’eau fraîche jusqu’au nombril
Mon cheval dort debout à deux pas du précipice
Je ne sais plus qui je suis
LE VAL AVENTUREUX


Hier encore, fleurissaient lys et fleurs d’aubépine
La brise jouait avec les tresses des jouvencelles
Les oriflammes claquaient aux cimes des forteresses

Et puis, soudain, plus rien
Pur néant de toute conquête

Partir alors, longer la rivière tout au fond de l’enclave
S’enfoncer dans l’eau fraîche jusqu’au nombril
Mon cheval dort debout à deux pas du précipice
Je ne sais plus qui je suis
L'ENFANT QUI AVAIT PEUR
DU SILENCE


Igor avait peur du silence.
L’absence de bruit le plongeait dans une panique effroyable. 
C’est comme si du ciment frais coulait au fond de sa bouche.
Le silence l’asphyxiait, pesait sur sa poitrine comme une montagne d’au moins mille kilomètres de haut…
L'ENFANT QUI AVAIT PEUR
DU SILENCE


Igor avait peur du silence.
L’absence de bruit le plongeait dans une panique effroyable.
C’est comme si du ciment frais coulait au fond de sa bouche.
Le silence l’asphyxiait, pesait sur sa poitrine comme une montagne d’au moins mille kilomètres de haut…
VISAGE DE LA NEIGE
prix poésYvelines


ton sourire, mon sourire

un seul et même
fil de soie

enlaçant le pourtour de la Terre

pour l’empêcher
de s’éparpiller

en pure perte
VISAGE DE LA NEIGE
prix poésYvelines


ton sourire, mon sourire

un seul et même
fil de soie

enlaçant le pourtour de la Terre

pour l’empêcher
de s’éparpiller

en pure perte
LE PETIT CUL TOUT BLANC
DU LIÈVRE

prix jeunesse Cabourg

Somnolant dans l’herbe
J’ai servi de montagne
À deux ou trois fourmis

Le bleu du martin-pêcheur
Dès l’aube fixe
Le bleu de la rivière

Pourchassé, le crabe
Ouvre une petite porte dans l’écume
Et devient le bruit de la mer
LE PETIT CUL TOUT BLANC
DU LIÈVRE

prix jeunesse Cabourg

Somnolant dans l’herbe
J’ai servi de montagne
À deux ou trois fourmis

Le bleu du martin-pêcheur
Dès l’aube fixe
Le bleu de la rivière

Pourchassé, le crabe
Ouvre une petite porte dans l’écume
Et devient le bruit de la mer
QUOI DE NEUF AUJOURD'HUI?


D’habitude, les magasins me réservent un petit coin sur un podium décoré d’étoiles fluorescentes. Là, assis sur un trône de carton-pâte, j’attends, fais quelques signes de la main. De temps à autre, un enfant s’approche, tremblant comme seuls les enfants savent trembler. Sans cesser de sourire, je fouille dans ma hotte et en ressors un joujou enveloppé de papier doré ou argenté.
Qu’importe ce qu’il y a à l’intérieur du paquet.
Le cadeau, c’est cette brève lueur de l’emballage qui scintille en passant d’une main à l’autre.
QUOI DE NEUF AUJOURD'HUI?


D’habitude, les magasins me réservent un petit coin sur un podium décoré d’étoiles fluorescentes. Là, assis sur un trône de carton-pâte, j’attends, fais quelques signes de la main. De temps à autre, un enfant s’approche, tremblant comme seuls les enfants savent trembler. Sans cesser de sourire, je fouille dans ma hotte et en ressors un joujou enveloppé de papier doré ou argenté.
Qu’importe ce qu’il y a à l’intérieur du paquet.
Le cadeau, c’est cette brève lueur de l’emballage qui scintille en passant d’une main à l’autre.
LE RIRE DES LUCIOLES


Quelque chose de lent dans l’air
Soudain fait exploser
Tous les bourgeons

Oiseau migrateur
Survolant le village
Le village aussi est de passage

Elle disparaît en se répandant partout
La luciole
Au lever du jour
LE RIRE DES LUCIOLES


Quelque chose de lent dans l’air
Soudain fait exploser
Tous les bourgeons

Oiseau migrateur
Survolant le village
Le village aussi est de passage

Elle disparaît en se répandant partout
La luciole
Au lever du jour

Au fond de la rivière

Deux ou trois cailloux immobiles

En route vers l'océan

(Le Rire des Lucioles)

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